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Mardi 8 novembre 2016 - Quatrième séance du séminaire Jeunes chercheurs

Catégorie
Le séminaire Jeunes chercheurs
Date
mardi 8 novembre 2016 17:00 - 19:00

La quatrième séance du séminaire Jeunes chercheurs en philosophie du CRHI aura lieu le mardi 08 novembre 2016 de 17h à 19h, en salle de conférences de la Bibliothèque Universitaire du Campus Carlone.

4ème séance du séminaire Jeunes chercheurs en philosophie du CRHI

08 novembre 2016, 17h-19h

Salle de conférence de la BU

 

PROGRAMME

  • Clarisse GOUDET (post-master - CRHI) : "Comment penser le corps dans la société Kanak ? Un parcours de recherche en master"

Penser le corps dans une société tribale telle que celle des Kanak, c'est s'ouvrir à une perspective nouvelle, qui inclut à la fois celle du décentrement et de l'éloignement d'un point de vue façonné par l'occident. En effet, si toutes nos actions, jusqu'aux plus infimes, engagent le corps avec elles et si le corps est à la fois un « avoir » et un « être », il n'en demeure pas moins que le corps porte la marque de la société dans laquelle il s'inscrit. Objet d'étude social par excellence, le corps ne saurait être étudié par lui-même, indépendamment de toute perspective sociale. Produit du champ social, il est cet entrelacement de l'individuel et du social, ce mélange du propre et du commun. Se pencher sur la société kanak, population autochtone mélanésienne de Nouvelle-Calédonie, permet d'offrir à la recherche un objet d'étude privilégié, où le corps de l'individu est en lien étroit avec la société dans laquelle il s'insert. Par conséquent, ce sont des caractéristiques de cette société dont il faut partir pour pouvoir réellement comprendre ce corps qui appartient au tout avant d'appartenir à celui qui l'habite. Dans cette société où le groupe prime sur l'individu, au point de se confondre avec lui, le corps est éminemment social et ne représente plus (ou pas encore) le siège de l'individualité. Quel est ce corps du Kanak étroitement mêlé à la société ? Comment penser un corps individuel quand tout en lui, est social ? Comment le corps de l'individu primitif en vient petit à petit à se détacher du groupe ? Autant de questions auxquelles nous nous proposons de répondre au cours de notre intervention.

Répondant : Alexandre BIES (DCCE – CRHI)

 

  • Philippe BELARDI (Doctorant – CRHI) : ""La réception de la psychanalyse par les artistes surréalistes"

 Qu’est-ce qui pouvait rapprocher la psychanalyse freudienne du surréalisme bretonnien, alors que d’emblée, leur visée semblait diverger au plus haut point ? La psychanalyse vise en effet l’adaptation du ‘sujet au monde’ (principe de réalité), en mettant au jour ses désirs refoulés de manière à ce que par effet cathartique (l’abréaction), le conflit entre « principe de plaisir et de réalité » soit moins intense et traumatisant pour lui. Le surréalisme veut au contraire modifier la réalité, « bouger les bornes du réel » (Breton), en ouvrant les vannes de l’inconscient afin que l’imaginaire y fasse irruption et pallie « au peu de réalité » (Breton) du monde.Dans cette perspective, on aurait pu penser que la psychanalyse ne fut qu’une méthode parmi tant d’autres, que le surréalisme a su utiliser pour mener à bien son projet : libérer l’Homme de toutes les constructions logiques de l’esprit. Or, il n’en est rien. Il semble au contraire, que la psychanalyse et le surréalisme aient tissé entre eux un lien fort puisqu’étant confrontés tous deux à la même problématique.Une problématique à laquelle leur « philosophie » tente de répondre : quelle est la nature du désir qui anime nos pensées, nos rêves, nos actes ? En quoi ce désir fait que nous devenons ce que nous sommes, ou pour le dire avec les mots de Nietzsche : « Comment devient-on ce qu’on l’on est » (Ecce Homo, 1888). Le désir auquel nous nous référons est la figure archétypale, mythique, dont s’est inspiré Freud en lisant Platon (Le Banquet) ou Hésiode (La Théogonie), à savoir l’Eros. Il est aussi celui que Breton, sans toujours le nommer, exprime, recherche, attend désespérément, au gré de ses rencontres hasardeuses et de ses œuvres qui ne sont qu’un moyen d’accéder à la surréalité, pour prétendre au Merveilleux. Tel l’Eros qui ne se satisfait jamais tant que du manque suscité par l’objet désiré, le surréalisme est cette quête incessante de l’inconnu.Si l’Eros présente sous bien des aspects les attributs d’un concept polymorphe, il nous permettra néanmoins au gré de ses multiples acceptions, de dégager les lignes de forces de la pensée freudienne et bretonnienne à partir desquelles il nous sera possible de mettre au jour leurs affinités aussi bien que leurs oppositions.

Répondant : Martine NATIVI (Master 2 - CRHI)

 

  •    Crina POPESCU (Master 2 - CRHI) : "Eminescu et Novalis ou la rencontre des ponts poético-philosophiques dans l'horizon d'une nouvelle culture"

Il s’agit ici de mettre en lumière un parallèle entre l’œuvre de deux auteurs pour acquérir une meilleure compréhension de chacun. Cet exposé se propose d’exposer le contexte poético-philosophique de la pensée romantique de deux auteurs, étrangers par leur nationalité, mais proches par leur manière de concevoir le monde et le rendre accessible à travers la puissance créatrice qui est la poésie. La question qui se pose alors est : dans quelle mesure peut-on parler de la compréhension meilleure d’un auteur en le situant dans le contexte d’une nouvelle culture ? Est-il possible que la pensée romantique d’Eminescu (1850-1889), dont on suppose qu’elle a été influencée par Novalis, peut l’éclairer en retour ? Que signifie plus précisément la « rencontre » de la pensée entre deux auteurs appartenant à des cultures diverses ? Ces questions, au-delà des réponses apportées, nous permettent de faire connaître au lecteur français la pensée romantique du poète et philosophe roumain, peu connue en France, et rendu accessible par l’intermédiaire de Novalis, de même qu’Eminescu permet au lecteur roumain une meilleure compréhension de Novalis. Mihai Eminescu est en effet est le représentant le plus remarquable de la poésie romantique du XIXème siècle en Roumanie. Il est également le penseur roumain qui a apporté une considérable influence de la culture allemande sur le ciel de la pensée et de la créativité roumaine.


Répondant : Alexandre Colmars (post master - CRHI)

 

 
 

Toutes les Dates

  • mardi 8 novembre 2016 17:00 - 19:00
 

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